Causes et types d'humidité

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Il existe plusieurs causes de présence d'humidité au sein des murs de la maison. Les plus connues sont les infiltrations d'intempéries, la condensation et l'humidité ascensionnelle également appelée remontées capillaires. Toutes peuvent faire l'objet d'un traitement de l'humidité. 

Causes et types d'humidité - Solvari


Cause de l'humidité: Infiltrations d'eau de pluie ou pluie battante

Lors de précipitations, une partie de l'eau de pluie ruisselle en surface, une autre partie est absorbée par le bâtiment en quantité variable suivant la capillarité du matériau de parement touché et de la qualité de ses finitions (notamment des joints et de l'absence de fissures). Le climat océanique de Belgique est humide et apporte bien souvent des pluies battantes. Ces dernières constituent un cas particulier d'infiltration de pluie en ce qu'à la précipitation est couplée à une forte exposition au vent. Un mur peut alors recevoir jusqu'à 6 litres d'eau / seconde / mètre carré de surface.

Pourtant, le bâtiment réagit différemment, notamment en fonction de l'interposition d'une coulisse ventilée dans l'épaisseur du mur (murs creux qui peuvent faire l'objet d'une isolation) ou de la présence d'un isolant hydrophobe ou hydrofuge (qui rejette l'eau).

Causes de l'humidité ascensionnelle, ou remontées capillaires

Tout matériau se caractérise par une certaine capillarité, c'est-à-dire la capacité de l'eau à progresser à l'intérieur de ce matériau par le phénomène physico-chimique de capillarité. Plus le matériau est poreux, plus il absorbe l'eau. Outre la teneur en eau du sol, ce sont donc les propriétés poreuses du matériau qui influencent également les remontées capillaires.

Lorsqu'un mur est en contact avec un sol humide, il peut se gorger d'humidité. Ce phénomène est fréquent dans les bâtiments anciens (d'avant les années 1960), construits avec des pierres poreuses. Les remontées capillaires se détectent le plus souvent par l'air vicié qui s'en dégage.

Humidité ascensionnelle, salpêtre

Les conséquences de telles remontées sont nombreuses. En effet, le mur laisse apparaître des éclats et des fissures, l'efflorescence de sels (comme le salpêtre), l'apparition de champignons et de moisissures, etc. 

En hiver, l'humidité gèle et exerce des pressions disruptives accrues sur la matière qui se désagrège par fragmentation. Ceci peut compromettre l'intégrité, la cohésion et la stabilité des murs. Par ailleurs, l'humidité se développe sur les murs près desquels les meubles sont placés, et qui se trouvent alors endommagés par l'humidité. Une mauvaise étanchéité peut aussi causer des déperditions de l'efficacité énergétique d'un bâtiment. Enfin, une humidité trop élevée a également un impact négatif sur la santé.

Humidité de condensation

Les problèmes de condensation apparaissent lors du recours mal adapté à l'isolation thermique. Si une partie d'un mur exposé à l'environnement extérieur n'est pas isolé (appelée "pont thermique"), à proximité de la façade intérieure de ce mur, la température de l'air ambiant est plus basse.

Par maintien de l'équilibre thermique (ou thermorégulation), la vapeur d'eau contenue dans l'air se condense alors sur la surface ou à l'intérieur de cette partie de mur plus froide.

Inversement, une pièce chaude en intérieur exerce une pression vers un extérieur plus froid. L'humidité a alors tendance à émigrer vers cet extérieur à travers les parois. Avec la chute de température consécutive à ce déplacement, l'humidité se condense. Lorsqu'elle se dépose entre le mur et l'isolant, 2 phénomènes catastrophiques pour l'isolation du bâtiment peut survenir : d'une part, l'isolant imbibé d'humidité perd ses propriétés isolantes et peut pourrir, et de l'autre, l'humidité peut geler en saison froide et détruire le matériau isolant.

Dans l'un ou l'autre cas, il est parfois trop tard et le mur est déjà saturé en eau. Il est alors nécessaire de faire intervenir un professionnel en traitement de l'humidité.

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