Photovoltaïque entre Bruxelles et Pékin : enfin de bonnes nouvelles solaires !

George Gough
jeudi 01 août 2013, Temps de lecture 2min

Suite aux récentes taxes sur les panneaux solaires photovoltaïques chinois instaurées par Bruxelles, Chinois et européens ont conclu un nouvel accord dit à l'amiable ce 27 juillet dernier. De quoi donner un peu plus de marge de manoeuvre pour les industriels du photovoltaïque européens mais ouvre un autre dossier.


©Ed Jones

Face à ce grand différend commercial entre ces deux grandes puissances mondiales, l’Union européenne et la Chine s’attaquent aujourd'hui aux déclarations de dumping sur les vins produit en France, en Italie, et en Espagne. Un troisième différend concerne l'exportation de polysilicium, matériau utilisé pour la fabrication de panneaux photovoltaïques.

Le gouvernement chinois est donc disposé à entamer des discussions entre ses producteurs de vins et ceux de l’UE. Ainsi, si les tensions commerciales entre ces deux puissances tendent à se résoudre, chaque camp cherche à se protéger de la concurrence déloyale.

L’Union européenne est le premier partenaire commerciale de la Chine qui elle-même est le deuxième partenaire économique de l’UE après les Etats-Unis.

Karel de Gucht, commissaire européen au commerce, ayant déjà mis Pékin en garde en mai dernier, souhaite maintenir l’étude des pratiques anti-subventions et antidumping des producteurs chinois en équipement de télécommunication. Il ajoute aussi que l’accord sur les panneaux solaires répondent à un double objectif. D’abord de réparer le dommage commis et ensuite permettre aux consommateurs européens d’acquérir du panneau photovoltaïque à un bon prix. Les taxes provisoirement imposées au moins de juin sont arrêtées mais 70% de exportateurs chinois de panneaux solaires s’engagent à respecter un prix plancher de 56 cents par watts que le panneau solaire peut produire jusqu'à un plafond de 7 gigawatt (7 milliards de watt), correspondant alors à 70% du marché européen dont la capacité est estimé à 11 gigawatt.

Il a alors conclu ce 27 juillet dernier un accord concernant les prix minimaux des importations de panneaux solaires, importation qui s'élevait à 21 milliards d’euros l'année dernière. Selon Nicole Bricq, ministre française du commerce, l'accord resterait avantageux pour les chinois car le prix minimal fixe équivaudrait au prix actuel du marché.

Un tiers des producteurs chinois ont refusé l'accord. Ces derniers devront s’acquitter à partir de la semaine prochaine du droit antidumping de 47,6% et ainsi se mettre en concurrence avec les producteurs européens.

Concernant l’enquête antidumping, en juin dernier, l’UE souhaitait imposer des taxes punitives sur les panneaux solaires photovoltaïque chinois. A titre de représailles, la Chine annonçait l'ouverture d’une enquête antidumping sur les ventes de vins européens. Décision qui pourrait engendrer des taxes à l'exportation pour la France, l’Italie et l’Espagne.

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