Des centrales photovoltaïques flottantes. Comment, pourquoi.

George Gough
lundi 29 juillet 2013, Temps de lecture 2min

C’est une société française, lilloise pour être plus précis, qui s’est lancée dans la folle idée (qui s’est transformée en un beau projet) de centrales solaires flottantes. Si les premiers prototypes furent expérimentés en France, c’est à quelques encablures au nord de Tokyo que ce projet a été mis sur les flots.


En effet, dans le pays du soleil levant, le manque de surface disponible au sol est chronique, quel que soit son usage. Cette innovation photovoltaïque répond parfaitement aux limitations foncières (comme électriques) nippones. Sans parler de la vague de demande en énergie renouvelable générée par la catastrophe de Fukushima.

©cleantechrepublic

Ce n’est pas la seule entreprise à produire de telles centrales apparemment improbables. Ceci dit, elle vient de lancer le parc solaire flottant le plus grand au monde sur un bassin de quelques hectares : sa capacité est de 1 million de Watt, soit l’équivalent de 500 foyers moyens. De quoi ne pas faire couler cette idée dans les sombres abysses des projets gouvernementaux et ministériels.

Des flotteurs soutiennent les modules solaires, le tout ancré au fond du plan d’eau par des plaques et des câbles. La surface froide sous-jacente augmente paradoxalement le rendement énergétique car par constraste, les cellules photovoltaïques ne sont pas chauffées de manière parasitaire par l’environnement immédiat, comme c’est le cas pour une toiture.

Conçues pour durer deux décennies, ces centrales de panneaux solaires sont capables de résister aux typhons relativement fréquents dans l’île à front d’océan. Cette technologie sérieuse parfaitement adaptée est au point depuis plusieurs années. Brevetée, elle constitue une alternative énergétique fiable.

Elle n’existe que pour les plans d’eau artificiels intérieurs. En effet, l’atout majeur de ces derniers est qu’ils sont dépourvus de marées (lacs de barrage, anciennes carrières innodées, sites aquacoles ou de traitement d’eau, réservoirs d’irrigation, voire étangs, etc.).A l’heure actuelle, de telles centrales solaires ne peuvent être installées en mer, même au-dessus du plateau continental.
Le projet coule d’autant plus de source que ces sites potentiels sont souvent localisés à proximité des réseaux de transport d’électricité.

Et c’est peut-être une goutte dans l’océan des solutions mixes pour préserver l’équilibre énergétique de notre planète bleue. Ceci dit, nous pouvons dire que ce projet a le mérite de flotter.